
Contrairement à l’idée reçue d’un simple loisir, la gestion cynégétique moderne est une réponse technique à un problème écologique majeur : la perte d’autorégulation de la nature dans des paysages fragmentés par l’homme.
- Les quotas de prélèvement ne sont pas décidés par les chasseurs mais par l’État, sur la base de comptages scientifiques rigoureux.
- Les chasseurs sont des acteurs de terrain qui financent et réalisent des aménagements concrets (haies, mares) bénéfiques à toute la faune, y compris les espèces non chassées.
Recommandation : Comprendre ce rôle de « substitut écologique » est essentiel pour évaluer objectivement l’impact réel de la chasse sur la biodiversité.
Le paradoxe est au cœur de nombreux débats : comment l’acte de prélever des animaux, la chasse, peut-il contribuer à la protection des espèces et de la biodiversité ? Pour le citoyen curieux ou sceptique, l’image du chasseur en tant que protecteur de la nature semble contre-intuitive, voire contradictoire. Les discussions se polarisent souvent entre la vision d’un loisir destructeur et celle d’une tradition à préserver, occultant une dimension pourtant fondamentale de la pratique contemporaine.
L’erreur commune est de juger la chasse en l’isolant de son contexte. Or, la clé de compréhension ne se trouve pas dans l’acte de chasse lui-même, mais dans l’état de l’environnement où il se pratique. Nos paysages ne sont plus les vastes étendues sauvages d’il y a quelques siècles. Ils sont devenus des écosystèmes anthropisés, fragmentés par les routes, l’urbanisation et l’agriculture intensive. Dans ce cadre, les équilibres naturels, notamment la régulation des populations par les grands prédateurs, sont rompus. C’est ici que la gestion cynégétique moderne intervient, non plus comme une simple activité de loisir, mais comme un outil de gestion écologique.
Cet article se propose de dépasser les clichés pour analyser, faits à l’appui, le rôle technique et scientifique de la chasse. Nous verrons comment les quotas sont établis, comment les populations sont suivies avec une rigueur scientifique, qui finance les aménagements pour la faune, et pourquoi la nature, dans nos territoires modifiés, a besoin d’une intervention humaine pour maintenir ses équilibres fragiles. Il s’agit de comprendre le « pourquoi » et le « comment » de la gestion cynégétique en tant que substitut fonctionnel aux mécanismes écologiques disparus.
Cet article détaille les mécanismes par lesquels la chasse moderne, encadrée et scientifique, devient un levier de gestion de la faune et de ses habitats. Le sommaire suivant vous guidera à travers les différents aspects de cette contribution écologique.
Sommaire : Le rôle technique de la chasse dans la préservation des écosystèmes
- Pourquoi les quotas de prélèvement sont-ils définis par la préfecture et non les chasseurs ?
- Comment les comptages nocturnes aident-ils à évaluer la santé des populations ?
- Gestion ou loisir : quelle est la différence réelle sur le terrain ?
- L’erreur de croire que la nature s’autorégule parfaitement dans un environnement anthropisé
- Qui finance réellement les aménagements pour la petite faune sauvage ?
- Quand observer l’Oedicnème criard dans les étendues pseudo-steppiques ?
- Pourquoi planter une haie benjes ramène 3 fois plus de vie qu’une clôture ?
- Pourquoi la régulation des nuisibles est cruciale pour les agriculteurs locaux ?
Pourquoi les quotas de prélèvement sont-ils définis par la préfecture et non les chasseurs ?
Une idée reçue tenace veut que les chasseurs décident eux-mêmes du nombre d’animaux qu’ils peuvent prélever. En réalité, le système est strictement encadré par l’État pour garantir une gestion durable et scientifique des populations. Les chasseurs ne sont pas juges et parties. La fixation des quotas, ou plans de chasse, est une prérogative du préfet de chaque département, qui s’appuie sur des données objectives et des avis consultatifs larges. Ce processus garantit que les décisions ne sont pas basées sur le simple désir de chasser, mais sur des impératifs écologiques et agricoles.
Le cadre légal est assuré par l’Office français de la biodiversité (OFB), un établissement public qui intervient à tous les échelons. En France, la chasse est organisée autour de 94 fédérations départementales sous contrôle préfectoral. Chaque année, les propositions de quotas sont débattues au sein des Commissions Départementales de la Chasse et de la Faune Sauvage (CDCFS). Ces commissions sont un lieu de démocratie locale où siègent non seulement les représentants des chasseurs, mais aussi ceux des agriculteurs, des forestiers, des associations de protection de la nature et des experts scientifiques. Cette concertation assure que les prélèvements autorisés correspondent à la fois à l’état de santé des populations animales, à la nécessité de prévenir les dégâts sur les cultures et les forêts, et à la préservation globale de la biodiversité.
Ainsi, le quota final, validé par arrêté préfectoral, est le fruit d’un compromis entre des intérêts parfois divergents, mais toujours basé sur les données scientifiques disponibles. C’est une gestion adaptative, réévaluée chaque année en fonction de l’évolution des effectifs et de l’état des milieux.
Comment les comptages nocturnes aident-ils à évaluer la santé des populations ?
Pour définir des quotas pertinents, il faut d’abord connaître l’état des populations. C’est le rôle des comptages, des protocoles scientifiques menés sur le terrain, souvent par les chasseurs eux-mêmes, formés et encadrés par leurs fédérations. Parmi les méthodes les plus courantes, les comptages nocturnes au phare sont particulièrement efficaces pour évaluer les densités de nombreuses espèces, comme le cerf, le chevreuil ou le lièvre. Ces opérations ne sont pas des promenades, mais un travail méthodique qui demande une organisation rigoureuse.
Chaque année, des milliers de bénévoles parcourent des circuits prédéfinis, toujours les mêmes et à la même période, pour garantir la comparabilité des données. Ils sont équipés de projecteurs puissants et de jumelles pour recenser les animaux observés. L’ampleur de cet effort est considérable : à titre d’exemple, rien qu’en Loire-Atlantique, ce sont près de 9500 km parcourus annuellement par 2200 participants. Ces données brutes sont ensuite analysées par les techniciens des fédérations.

L’objectif est de traduire ces observations en un indicateur fiable, comme l’explique la Fédération des chasseurs de Haute-Garonne :
Les résultats sont traduits sous la forme d’un IKA : Indice Kilométrique d’Abondance = nombre d’animaux observés / km parcouru. Cet indice permet de définir les dynamiques de populations suivies par unité de gestion, et de proposer les orientations de prélèvements pour l’année suivante.
– Fédération des chasseurs de Haute-Garonne, Documentation technique sur les comptages nocturnes
Cet Indice Kilométrique d’Abondance (IKA), en étant suivi sur plusieurs années, permet de dégager des tendances : une population est-elle en hausse, en baisse ou stable ? C’est cette dynamique, plus que le nombre absolu d’animaux, qui va guider les décisions de gestion et les propositions de quotas soumises au préfet.
Gestion ou loisir : quelle est la différence réelle sur le terrain ?
Réduire la chasse à la seule période d’ouverture et à l’acte de prélèvement est une vision très partielle. La « gestion cynégétique » englobe un ensemble d’actions menées tout au long de l’année, qui relèvent plus de l’aménagement du territoire et de l’ingénierie écologique que du simple loisir. Ces actions, réalisées par les chasseurs sur leur temps libre, représentent un investissement bénévole colossal, estimé à plusieurs millions d’heures de travail par an à l’échelle nationale. C’est sur le terrain, 365 jours par an, que la différence entre loisir et gestion devient tangible.
Loin de se limiter à l’automne et à l’hiver, le calendrier du chasseur-gestionnaire est rempli de tâches diverses visant à améliorer la capacité d’accueil des habitats pour l’ensemble de la faune, qu’elle soit chassable ou non. Ces interventions créent des conditions favorables à la nidification, à l’alimentation et à la protection de nombreuses espèces. Le travail de gestion est continu et s’adapte au cycle des saisons pour une efficacité maximale, transformant les territoires de chasse en véritables réserves de biodiversité fonctionnelles.
Ce travail de l’ombre est pourtant essentiel à la vitalité des écosystèmes ruraux. Il s’agit d’un engagement concret qui va bien au-delà de la passion pour la chasse et qui démontre une implication profonde dans la santé des territoires.
Plan d’action annuel du chasseur-gestionnaire : au-delà de la chasse
- Janvier-Avril : Réalisation de comptages nocturnes et diurnes pour évaluer l’état des populations de grand et petit gibier.
- Printemps : Plantation de haies, création de jachères faunistiques et de bandes fleuries pour offrir des zones de reproduction et de nourriture aux insectes et aux oiseaux.
- Été : Curage de mares, aménagement de points d’eau et abreuvoirs pour lutter contre les effets de la sécheresse sur la faune sauvage.
- Automne : Mise en place de cultures spécifiques non récoltées (cultures à gibier) pour fournir abri et nourriture durant l’hiver.
- Toute l’année : Surveillance sanitaire de la faune, participation aux programmes de baguage des oiseaux migrateurs, et entretien des aménagements existants.
L’erreur de croire que la nature s’autorégule parfaitement dans un environnement anthropisé
L’argument selon lequel « la nature n’a pas besoin de l’homme pour se réguler » est souvent avancé par les opposants à la chasse. Si ce principe est vrai dans un écosystème vaste, connecté et complet, il devient une illusion dans les paysages européens actuels. Nos territoires sont profondément marqués par l’activité humaine, ce qu’on appelle l’anthropisation. Les forêts sont traversées par des autoroutes, les plaines sont découpées par des lignes TGV et l’urbanisation grignote chaque année les espaces naturels. Cette fragmentation des habitats est le principal obstacle à l’autorégulation.
Dans un milieu naturel intact, les populations d’herbivores (cerfs, chevreuils, sangliers) sont régulées par leurs prédateurs naturels (loups, lynx). Ces derniers, en exerçant une pression de prédation constante, maintiennent les effectifs à un niveau compatible avec les ressources du milieu et limitent la propagation des maladies. Or, en France, ces grands prédateurs sont absents de la majorité du territoire ou présents en si faible densité qu’ils ne peuvent plus jouer ce rôle régulateur à grande échelle. Sans prédateurs et avec des ressources alimentaires abondantes (cultures agricoles), les populations d’ongulés peuvent connaître une croissance exponentielle, menant à un déséquilibre écologique : surconsommation de la végétation, absence de régénération forestière, et augmentation des dégâts agricoles.
La chasse, dans ce contexte précis, agit comme un substitut à cette prédation naturelle disparue. Le plan de chasse vise à recréer artificiellement une pression de régulation pour maintenir les populations à un niveau socialement, économiquement et écologiquement acceptable.
Le tableau suivant met en évidence les différences fondamentales entre un écosystème naturel et nos paysages actuels, qui rendent l’intervention humaine nécessaire.
| Caractéristique | Écosystème naturel | Écosystème anthropisé |
|---|---|---|
| Prédateurs apex | Présents (loup, lynx) | Absents ou très localisés |
| Continuité territoriale | Vastes territoires connectés | Habitats fragmentés par infrastructures |
| Pression de prédation | Constante et naturelle | Compensée par régulation cynégétique |
| Équilibre populations | Autorégulation possible | Intervention humaine nécessaire |

Cette image illustre parfaitement la fragmentation des habitats. L’autoroute agit comme une barrière infranchissable pour de nombreuses espèces, isolant les populations et empêchant les mécanismes naturels de régulation de s’exercer.
Qui finance réellement les aménagements pour la petite faune sauvage ?
La plantation de haies, la restauration de zones humides ou la création de jachères fleuries sont des actions coûteuses. Une question légitime se pose alors : qui paie ? Contrairement à une idée répandue, ces actions ne dépendent que très marginalement de subventions publiques classiques. Le financement provient en grande partie du monde de la chasse lui-même, à travers deux mécanismes principaux : les fonds propres des fédérations et une éco-contribution obligatoire.
Chaque chasseur, en validant son permis, contribue financièrement au budget de sa fédération. Une part significative de ces budgets est directement allouée à des actions sur le terrain. De plus, depuis la loi de 2019, une éco-contribution est payée par les chasseurs et abondée par l’État pour financer des projets concrets en faveur de la biodiversité via un fonds géré par l’OFB. Ce dispositif a permis de démultiplier les initiatives. Le rapport 2023 de la Cour des comptes chiffre la contribution financière des fédérations à des missions d’intérêt général à hauteur de 72 millions d’euros annuels pour la gestion et la prévention.
Ces fonds se traduisent par des réalisations très concrètes. Par exemple, le programme financé par l’éco-contribution a permis la plantation de 54 km de haies dans les Hauts-de-France ou la création de 2 763 hectares de couverts favorables à la faune sauvage sur tout le territoire. Ces aménagements ne bénéficient pas seulement au gibier, mais à un cortège d’espèces : insectes pollinisateurs, oiseaux des champs comme les perdrix ou les alouettes, petits mammifères… En finançant et en réalisant ces travaux, les chasseurs deviennent des acteurs majeurs de la restauration des trames vertes et bleues, essentielles à la circulation de la vie dans les paysages agricoles.
Quand observer l’Oedicnème criard dans les étendues pseudo-steppiques ?
Le rôle du chasseur ne se limite pas à la gestion et au prélèvement. Par sa présence régulière et discrète sur le terrain, il devient une sentinelle de la biodiversité, un observateur privilégié de la faune, y compris des espèces rares et protégées. L’Oedicnème criard est un exemple parfait. Cet oiseau protégé, typique des milieux ouverts et secs (les plaines agricoles, les « pseudo-steppes »), est particulièrement difficile à observer en raison de ses mœurs crépusculaires et de son plumage cryptique.
Or, les moments d’activité maximale de l’Oedicnème, à l’aube et au crépuscule, coïncident précisément avec les heures d’affût du chasseur de grand gibier. Posté en silence pendant de longues heures, le chasseur est dans des conditions idéales pour repérer le chant caractéristique de l’oiseau ou observer ses comportements discrets. Les données qu’il collecte (présence, nombre d’individus, sites de nidification) sont précieuses et sont souvent transmises aux techniciens des fédérations ou à des organismes comme la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux), avec qui des partenariats existent dans de nombreux départements.
L’observation de cet oiseau est possible une grande partie de l’année. Dès son retour de migration en mars-avril, il entame ses parades nuptiales sonores. La nidification a lieu au sol, directement dans les cultures, entre mai et juin, une période critique. Les jeunes sont ensuite élevés dans les chaumes après la moisson en juillet-août, avant les rassemblements pré-migratoires en septembre. Cette connaissance fine, acquise sur le terrain, permet aux chasseurs et aux agriculteurs partenaires d’adapter leurs pratiques (dates de fauche, travail du sol) pour protéger les nids et les couvées.
Pourquoi planter une haie benjes ramène 3 fois plus de vie qu’une clôture ?
Parmi les actions d’ingénierie écologique menées par les chasseurs, la création de haies Benjes est une technique simple, peu coûteuse et incroyablement efficace. Nommée d’après les biologistes allemands qui l’ont popularisée, elle consiste à créer une structure linéaire en entassant des branches et des rémanents de coupe. Contrairement à une clôture classique, qui est une barrière inerte en 2D, la haie Benjes est un écosystème vivant et complexe en 3D.
Son efficacité repose sur un principe de succession écologique assistée. Le tas de bois initial sert de perchoir aux oiseaux. En se posant, ils déposent des fientes contenant des graines d’espèces locales (sureau, aubépine, prunellier…). Ces graines germent à l’abri des branches, initiant la croissance d’une haie naturelle et diversifiée. La structure en bois mort offre également un habitat immédiat pour une multitude d’organismes : abri pour les hérissons, site de nidification pour le troglodyte mignon, nourriture pour les insectes xylophages qui sont à la base de la chaîne alimentaire, et refuge pour le petit gibier.
En comparaison, une clôture en fil de fer ou en grillage n’offre aucun de ces services écosystémiques. Elle se contente de délimiter une parcelle, tout en pouvant devenir un piège pour la grande faune. La haie Benjes, elle, s’enrichit avec le temps, devenant un corridor écologique dense et fonctionnel.
La supériorité de la haie Benjes est évidente lorsque l’on compare ses fonctions écologiques à celles d’une clôture standard.
| Critère | Haie Benjes | Clôture traditionnelle |
|---|---|---|
| Structure | Volume 3D complexe | Barrière 2D simple |
| Biodiversité accueillie | Plus de 30 espèces (oiseaux, mammifères, insectes) | Quasi nulle |
| Évolution temporelle | S’enrichit avec le temps | Se dégrade |
| Coût d’installation | Faible (réutilisation branches) | Élevé (matériaux neufs) |
| Services écosystémiques | Multiples (abri, nourriture, corridor) | Délimitation uniquement |
À retenir
- La régulation par la chasse est une nécessité technique née de la fragmentation des habitats par l’homme, qui empêche l’autorégulation naturelle.
- Les décisions de prélèvement sont encadrées par l’État sur la base de données scientifiques rigoureuses, comme les comptages (IKA), et non par le seul souhait des chasseurs.
- Les chasseurs sont les premiers financeurs et acteurs de la restauration d’habitats (haies, mares), des actions qui bénéficient à l’ensemble de la biodiversité.
Pourquoi la régulation des nuisibles est cruciale pour les agriculteurs locaux ?
La contribution de la gestion cynégétique ne se mesure pas seulement en termes de biodiversité, mais aussi en termes de maintien d’un équilibre socio-économique dans les territoires ruraux. La régulation des espèces classées « susceptibles d’occasionner des dégâts » (souvent appelées « nuisibles »), comme le sanglier, le renard ou la corneille, est un service essentiel rendu à la communauté, en particulier aux agriculteurs.
Sans une régulation efficace, les populations de certaines espèces peuvent exploser et causer des dommages considérables. Les sangliers retournent les semis et les prairies, compromettant les récoltes. Les renards peuvent s’attaquer aux élevages de volailles en plein air, un secteur économique vital pour la diversification agricole et les circuits courts. Le coût de ces dégâts est loin d’être anecdotique. Les fédérations de chasseurs indemnisent les agriculteurs pour les dommages causés par le grand gibier, mais les surcoûts liés à la prolifération de certaines espèces restent une charge importante. La Cour des comptes a noté une augmentation de 18,6 millions d’euros en 2022 pour couvrir ces indemnisations.
En assurant cette régulation, souvent sur demande administrative et en dehors des périodes de chasse traditionnelles, les chasseurs jouent un rôle de protection de l’outil de production agricole. Ils contribuent à rendre possible la coexistence entre la faune sauvage et les activités humaines, une condition indispensable à la vitalité économique des campagnes et au maintien d’une agriculture locale diversifiée. Cet aspect pragmatique est un pilier de l’acceptation sociale de la faune sauvage.
Pour se forger une opinion éclairée sur le rôle de la chasse, il est donc essentiel de dépasser les idées reçues et d’analyser les faits : la gestion cynégétique est aujourd’hui un acteur technique et financier incontournable de la gestion de nos territoires et de leur biodiversité.